Une marque qui sait ce qu’elle raconte n’a pas besoin de crier

Une marque qui sait ce qu’elle raconte n’a pas besoin de crier
Photo by Matt Artz / Unsplash

On parle beaucoup de visibilité. De performance. D’algorithmes.De formats.

Mais on parle encore trop peu de narration. Perso, j'en ai même jamais entendu parler.

Pourtant, ce qui fait qu’une marque existe vraiment - et durablement - ce n’est pas seulement ce qu’elle vend ou ce qu’elle fait. C’est ce qu’elle raconte, et surtout comment elle le raconte.

La narration n’est pas un supplément.
C’est une structure.

La narration n’est pas là pour enjoliver une stratégie de marque.
Elle n’arrive pas à la fin, une fois les messages validés et les supports produits.
Elle est la colonne vertébrale.

Une marque sans narration claire, c’est une marque qui parle beaucoup… mais qui dit peu.

À l’inverse, une narration bien posée permet de :

  • donner une direction
  • créer de la cohérence dans le temps
  • aligner les messages, les visuels, les formats et les prises de parole
  • et surtout, créer du lien

Raconter, ce n’est pas inventer une histoire

La narration de marque n’est pas du storytelling artificiel. Il ne s’agit pas de "se raconter une belle histoire".

Il s’agit de mettre en mots ce qui est déjà là :

  • une intention
  • des valeurs
  • une vision
  • une manière singulière de faire

La narration ne crée pas le sens. Elle le révèle.

C’est pour cela qu’elle demande du temps, de l’écoute et beaucoup de justesse.
Raconter trop vite, ou trop fort, peut brouiller le message.
Raconter juste, en revanche, permet de durer.

Dans un monde saturé, le récit fait la différence

Nous vivons dans un monde de communication continue.
Tout le monde publie.
Tout le monde parle.
Tout le monde se rend visible.

Dans ce contexte, la narration devient un acte de distinction.
Pas par le volume.
Mais par la clarté.

Une bonne narration permet à une marque de :

  • dire quand cela est nécessaire
  • être à la bonne place
  • assumer ses silences
  • choisir ses combats
  • et s’adresser aux bonnes personnes, et non à tout le monde

C’est souvent là que le slow devient une force stratégique.

Le rôle de la narration dans les réseaux sociaux et l’événementiel

Les réseaux sociaux et l’événementiel sont deux terrains que je connais bien.
Deux espaces très visibles.
Très exposés.
Très exigeants.

Sans narration claire, ils deviennent vite épuisants :

  • contenus sans fil rouge
  • événements sans continuité
  • messages qui s’empilent sans construire de vision

Avec une narration posée en amont, ils deviennent au contraire des outils puissants de mise en récit.

Chaque publication, chaque prise de parole, chaque événement vient renforcer une histoire plus large. Rien n’est gratuit. Rien n’est forcé.

Mon regard

Construire une stratégie de marque, non pas pour faire plus de bruit, mais pour faire plus de résonance.
Parce qu’une marque qui sait ce qu’elle raconte n’a pas besoin de crier.