Le super slow. Définition.

Le super slow. Définition.

On parle beaucoup de slow.
Slow life. Slow work. Slow food.

Le super slow, pour moi, ce n’est pas juste ralentir.
Ce n’est pas vivre au ralenti.
Ce n’est pas refuser le mouvement, l’ambition ou l’élan.

C’est autre chose.

Le super slow, c’est choisir son rythme

Pendant longtemps, j’ai vécu très vite, beaucoup trop vite. Et je dois faire attention car cela me rattrape, toujours, surtout dans le monde professionnel.
Vite dans le travail.
Vite dans les projets.
Vite dans les décisions.
Vite dans les relations professionnelles.

Comme beaucoup, j’ai cru que la vitesse était une preuve de valeur.
Être réactive. Disponible. Performante.
Toujours en avance. Toujours “à fond”.

Et puis, je ne savais pas faire autrement.

Puis un jour, quelque chose s'est fissuré, et bien comme il faut, même plusieurs fois.

Le corps fatigue. La tête sature. Le sens s’effrite.

Le super slow, c’est le moment où j’ai décidé de reprendre la main sur mon tempo. Pas pour faire moins. Mais pour faire juste, pour continuer à vivre sans aller en HP (n'ayons pas peu des mots).

Le super slow, ce n’est pas fuir le monde du travail

Je ne suis pas sortie du système. Je ne l’ai pas rejeté en bloc.

Je travaille. Avec des clients. Dans des organisations. Sur des événements, des projets, des missions.

Mais j’ai choisi de questionner :

  • la pression permanente,
  • l’urgence fabriquée,
  • la sur-performance devenue norme,
  • le culte du “toujours plus”.

Le super Slow, en revanche c’est bel et bien refuser que le travail se fasse au détriment de la santé mentale. C’est croire qu’on peut travailler bien, sans travailler contre soi.

Le super slow, c’est une écologie intérieure

On parle beaucoup d’écologie environnementale. À juste titre. Et l’écologie intérieure dans tout cela ?

Celle de l’attention.
De l’énergie.
Des émotions.
Du temps.

Le super slow, c’est prendre soin de ce qui se passe à l’intérieur pour pouvoir agir plus juste à l’extérieur.
C’est ralentir pour mieux voir. Mieux ressentir. Mieux décider.

Le super Slow, c'est un acte militant

Choisir de ralentir dans un monde qui accélère sans cesse, ce n’est pas neutre.

C’est questionner :

  • le rapport au salariat,
  • la place des clients,
  • la manière de produire,
  • la façon de collaborer.

C’est refuser la putain de brutalité ordinaire du monde professionnel.

Sans dogme. Sans injonction. Sans perfection.

Et le super, alors ?

Le super, dans Le super slow, prête parfois à confusion.
Il pourrait laisser croire à une forme d’excès, de surperformance, ou même à un paradoxe : comment être à la fois “super” et “slow” ?

Justement.

Le super n’est pas là pour accélérer.
Il n’est pas là pour en faire plus.
Il n’est pas là pour briller plus fort que les autres.

Le super, c’est l’intensité choisie.
Celle qui naît quand on n’est plus dispersé.
Quand on ne court plus dans tous les sens.
Quand on cesse de répondre à toutes les injonctions.

Le super, c’est la qualité de présence.

Quand on ralentit vraiment, quelque chose change :
on écoute mieux,
on ressent davantage,
on travaille avec plus de justesse, on crée avec plus de profondeur.

Le super, c’est ce moment où l’on cesse d’être dans la réaction permanente pour redevenir acteur de son temps.

Ce n’est pas spectaculaire. Ce n’est pas bruyant. Mais c’est méga puissant.

Dans Le super slow, le super ne parle pas de performance, mais d’alignement.
Il parle de cohérence entre ce que l’on fait, ce que l’on pense et ce que l’on ressent.
Il parle de cette énergie calme mais solide, qui permet de durer sans s’abîmer.

Être super slow, ce n’est pas lever le pied par fatigue. C’est ralentir par lucidité.

C’est choisir de faire moins, mais mieux.
De dire non pour pouvoir dire oui autrement.
De préférer le temps long à l’urgence permanente.

Le super, c’est ce rayonnement discret qui apparaît quand on respecte son propre rythme.
Pas celui imposé par le marché, les clients, les algorithmes ou les normes sociales.
Mais le sien.

Le super slow, c’est une autre idée de la réussite. Et puis c'est super, d'être super non ?


Je vous souhaite d'être super slow.