L’importance des silences dans toute communication

L’importance des silences dans toute communication
Photo by Scott Umstattd / Unsplash

En communication, on parle de prise de parole, de diffuser des messages, de contenus à produire, de visibilité à maximiser, etc. !

Mais parle t-on de la nécessité absolu des silences ? Jamais. Et pourtant, le silence fait partie intégrante de toute communication juste.

Le silence n’est pas une absence

Dans l’imaginaire collectif, se taire serait un risque. Un vide à combler ou encore une opportunité manquée, un concurrent qui va prendre votre place.

En réalité, le silence n’est pas un manque.
C’est un choix.

Un choix de ne pas sur-communiquer.
Un choix de ne pas répondre à toutes les injonctions.
Un choix de laisser de l’espace à l’autre.

Dans une conversation, le silence permet l’écoute.
Dans une relation, il permet la confiance.
Dans une stratégie de marque, il permet la clarté.

Trop de messages tuent le message

Nous vivons dans un flux permanent.
Publications quotidiennes.
Notifications incessantes.
Prises de parole continues.

Dans ce contexte, parler moins peut devenir un avantage stratégique.

Une marque qui sait se taire quand elle n’a rien de juste à dire renforce sa crédibilité.
Une marque qui espace ses prises de parole crée de l’attente.
Une marque qui assume le silence montre qu’elle n’est pas guidée par la panique ou l’algorithme.

Le silence donne du poids aux mots.

Le silence comme signe de maturité

Savoir quand parler est une compétence.
Savoir quand se taire en est une autre, souvent plus difficile.

Dans une stratégie de communication mature, le silence n’est jamais subi.
Il est pensé.

Il peut prendre plusieurs formes :

  • des pauses éditoriales
  • des espaces blancs dans une identité visuelle
  • des messages courts, sans justification excessive
Et ça, c'est mon dada.

Le silence est souvent le signe d’une marque qui se connaît.
Qui n’a pas besoin de se prouver en permanence.

Le silence crée de l’espace pour l’autre

En communication, laisser du silence, c’est aussi laisser de la place à celui qui reçoit.
À son interprétation.
À son émotion.
À son rythme.

Tout expliquer, tout surligner, tout marteler peut étouffer le message.

À l’inverse, un message qui laisse de l’espace invite à la projection.
Il crée une relation plus subtile.
Plus respectueuse.
il permet l’adhésion.

Une posture profondément slow

Assumer le silence, c’est ralentir.
C’est accepter de ne pas être partout, tout le temps.
C’est refuser la communication réflexe.

Dans une approche super slow, le silence devient une posture.
Il protège l’énergie.
Il clarifie l’intention.
Il rend la communication plus humaine.

Parler moins, mais parler juste.
Se taire parfois, pour mieux résonner.